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Une brève histoire de la Reale de France
Le nom “REALE” indique que la Galère appartenait au Roi de France; Par ailleurs, à partir de 1526, le bateau amiral du Général des Galères, en France, prit le nom de « LA REALE ». Le bateau reproduit dans les moindres détails une fameuse « Galère Reale »de la fin du XIIe siècle, somptueusement décorée par l’illustre sculpteur Pierre Puget ; les ornements de poupe, parvenus jusqu’à nous, sont exposes au Musée de la Marine à Paris.
Pour la reconstitution, Historic Marine s'est servi des plans originaux anciens, ainsi que, au besoin, d’autres sources sûres. Le modèle. à l’échelle 1 :60 reproduit un navire de 63 m de long, 9,70 m de large au bau, avec 59 bancs et 59 rames, avec 7 hommes par rame, soit un total de 413 rameurs : parmi ceux-ci, quelques-uns étaient des esclaves, mais la plupart étaient des hommes commandés aux « galères " en général, les « vogue avant », c’est-à-dire les hommes placés à l’extrémité de la poignée de la rame, étaient des volontaires régulièrement payes.
Le reste de l’équipage comprenait, outre les officiers qui étaient logés à la poupe, un garde chiourne avec deux aides (qui, de la coursive, incitaient les rameurs à nager a coups de fouet) et un contingent variable de soldats et de canonniers, repartis sur la rambarde et tout au long de celles-ci.
L’armement était constitué de 5 pièces en bronze, concentrées à la proue, sous la rambarde, sur des affûts spéciaux à coulisse, et par 11 pièces, reparties tout le long des rambardes. Pour modifier le pointage des canons, le navire était obligé de manœuvrer, ce qui limitait grandement l’emploi des galères, dont la seule tactique était l’attaque frontale ou l’éperonnent. Pour faire voile, la REALE était équipée de deux voiles latines ; avant d’engager le combat, les voiles étaient toujours serrées et les antennes étaient bloquées aux mâts par des chaînes pour éviter qu’elles ne s’abattent sur les rameurs sous les coups des canons ennemis. Etant très bas sur la ligne de flottaison, le pont était souvent inonde et en naviguant par vent fort, toute la partie sous le vent, y compris les bancs et les rameurs, se trouvait immergée.
Aux XVIIe siècles, la seule possibilité pour une galère d’engager le combat contre un navire puissamment armé était d’exploiter le calme plat et de choisir la position de combat, en dirigeant la proue face à l’ennemis ; Mais, à cause de leur faible armement, il fallait un grand nombre de galères pour venir à bout d’un trois mâts moyennement armé.
Rappelons qu’en 1651, la frégate LION COURONNE armée de 26 canons, soutint le combat contre 11 galères, tandis qu’en 1684, le navire LE BON sortait victorieux d’un combat qui l’opposait à 35 galères. La bataille de Matapan, en 1717, fut la dernière action à la quelle prirent part des galères.