Ambroise Choiselat entra à l'école des Beaux-Arts en 1832 et débuta au Salon de Paris en 1843. Il fournit en 1864 des oeuvres pour la nouvelle façade de la fontaine du Luxembourg. La mythologie grecque lui fournit ici les différents éléments d'une composition décorative et dynamique. De jeunes satyres aux jambes de bouc vendangent ou jouent de la musique, suggérant l'enjouement et la gaieté dionysiaques. Au centre, posé au côté d'un pot à feu, on remarque un thyrse. On appelle ainsi un bâton, souvent garni d'une bandelette et d'un rameau de lierre ou de vigne, surmonté d'une pomme de pin. Ce thyrse est à la fois le sceptre et l'arme de Dionysos, celui qui donna la vigne aux hommes. De part et d'autre du pot à feu un bouc et une panthère qui sont avec le taureau et le lion, les animaux qui accompagnent le dieu dans ses déplacements et ses nombreuses fêtes.
Technique du moulage Plâtre
Le plâtre est le matériau de prédilection du moulage.
Il permet d’obtenir les détails les plus fidèles.
Son coût raisonnable le rend accessible à tous.
Il était déjà utilisé au Néolithique dans la région du Proche Orient.
Egyptiens, Grecs, Romains l’utilisaient, en particulier pour mouler des visages et des parties du corps. En France, les premiers exemples d’utilisation du matériau sont constitués par les sarcophages réalisés à l’époque mérovingienne, entièrement en
plâtre, dans des moules dont les panneaux sont sculptés. Le
plâtre connut un nouveau regain de faveur à la Renaissance, notamment avec le sculpteur Verrocchio (1435-1488) pour être couramment utilisé jusqu’à nos jours.
Le
plâtre est obtenu à partir de gypse concassé puis cuit autour de 150 degrés et ensuite raffiné. Le
plâtre en poudre est ajouté progressivement à l’eau. On le "gâche" avant le début de sa "prise", c’est-à-dire qu’on le mélange afin d’assurer son homogénéité en veillant à libérer les bulles d’air. Malléable, il est répandu dans un moule dont il épousera parfaitement la forme. Réalisé avec des "polochons", mélange de
plâtre et de fibres végétales, le moulage est résistant aux chocs. Le
plâtre est aussi un matériau qui se restaure facilement et qui par sa capillarité permet une très bonne accroche des pigments et peut offrir ainsi une infinité de nuances. Il va de soi qu’il est déconseillé de l’exposer à l’extérieur ou à une forte humidité.